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Facile à lire facile à comprendre

C’est la rentrée à l’école.

Trisomie 21 France communique avec 4 autres associations du handicap :

la FNASEPH, la fédération générale des PEP, ANPEA et UNANIMES.

Elles font passer le message : « Ma place, c’est en classe ! ».

C’est pour rendre l’école accessible à tous les enfants.

On peut faire progresser ensemble notre école.

On a besoin de communiquer pour faire changer les regards.

Il y a de la communication sur facebok, Instagram, Twitter et Linked’In.

Il y a aussi un sondage.

Le sondage c’est pour savoir ce que pense les français.

Le sondage pose la question aux français :

Qu’est ce que vous pensez de la place des enfants avec handicap à l’école ?

Le sondage donne des informations intéressantes :

– La place des enfants avec handicap est à l’école avec tous les enfants.

– Pour améliorer notre école, le plus important est :
Il faut former les professionnels.
Les familles, les personnes avec handicap, les professionnels doivent travailler ensemble.
L’école doit être bien organisée.

– Les français connaissent mieux le handicap physique que le handicap mental.

– C’est important que l’école s’adapte pour que chaque enfant puisse préparer son futur métier.

La place de tout enfant, quels que soient ses besoins éducatifs particuliers, est en classe ! Cela semble faire consensus auprès des Français. Pourtant, la grande majorité d’entre eux considèrent que notre école est encore trop peu inclusive. C’est ce constat qui a amené Trisomie 21 France et 4 autres associations du handicap et de l’éducation populaire[1] à rappeler cette exigence à l’aide d’une campagne sur les réseaux sociaux «  #maplacec’estenclasse » et la diffusion des résultats d’un sondage[2] réalisé par l’Institut Harris Interactive.

 Les Français se déclarent ainsi très majoritairement favorables (jusqu’à 90%) à la scolarisation en milieu ordinaire des élèves en situation de handicap, bien que plus nuancés pour les handicaps liés à l’expression de troubles du neurodéveloppement (déficiences intellectuelles , autisme, troubles de l’attention et de l’hyperactivité …) ou les troubles psychiques.

Réussir cette scolarisation nécessite plusieurs conditions, toutes jugées prioritaires par plus des deux tiers des personnes interrogées : former les enseignants, penser l’accessibilité dans toutes ses dimensions (matérielle, linguistique, pédagogique…), ouvrir l’école à la coopération avec les professionnels du secteur médico-social, instituer un dialogue renforcé avec les familles, apporter les aides humaines sur le temps scolaire à bon escient…

Enfin, le principe d’équité est mis en avant pour garantir la réussite de l’école inclusive et prime sur le principe d’égalité : les Français estiment en effet à 66% que les évaluations, examens ou concours doivent être adaptés aux besoins des élèves en situation de handicap.

Réalisé pour la deuxième année consécutive, ce sondage met ainsi en lumière le décalage qui persiste entre les attentes des Français, la volonté politique affichée et la réalité de terrain.

La société est jugée fort heureusement – et malgré le contexte sanitaire – plus inclusive que l’an dernier, bien que les Français associent encore fortement le handicap aux difficultés. Notre école a certes fait des progrès mais un « plafond de verre » subsiste toujours pour les handicaps liés à l’expression de troubles du neurodéveloppement (autisme, déficience intellectuelle, troubles psychiques, troubles de l’attention et de l’hyperactivité…).

L’action doit donc se poursuivre dans tous les domaines pour que chaque élève trouve dans l’école sa place : formation, coopération, accompagnement, simplification des parcours.

Si cette rentrée s’annonce sous le signe du masque, ce dernier ne doit pas occulter le chemin qui reste à parcourir pour rendre notre école véritablement inclusive !

 

[1] ANPEA, Fédération Générale des PEP, FNASEPH, TRISOMIE 21 France, UNANIMES : voir présentation en fin de document.

[2] « Les Français et la scolarisation des élèves en situation de handicap » réalisé en août 2020 par Harris Interactive auprès d’un échantillon représentatif de la population française de 1012 âgées de 18 ans et plus pour l’ANPEA, La FG PEP, la FNASEPH, Trisomie 21 France et UNANIMES.

 

Principaux enseignements du sondage :

– Un regard sur le handicap encore marqué par les représentations : les français identifient le handicap aux aspects visibles et/ou médiatiques et aux difficultés du quotidien : mobilité, discrimination…. Ils distinguent les handicaps physiques (personnes en fauteuil…)  et sensoriels (sourds, aveugles…), des handicaps psychiques et handicaps liés à l’expression de troubles du neurodéveloppement  (autisme, déficience intellectuelle, troubles psychiques, troubles de l’attention et de l’hyperactivité…).

– La perception que la scolarisation en milieu ordinaire reste complexe pour les enfants en situation de handicap, particulièrement pour ces dernières catégories.

– Les Français se déclarent très majoritairement favorables à la scolarisation des élèves en situation de handicap, même si c’est plus nuancé pour les handicaps liés à l’expression de troubles du neurodéveloppement ou les troubles psychiques.

– Pour réussir cette scolarisation, de multiples conditions sont jugées prioritaires ou importantes :
formation des enseignants, ouverture de l’école pour une coopération avec les professionnels du secteur médico-social et les familles, accessibilité des bâtiments, aides humaines durant les cours…

– Le désir d’équité prime sur celui d’égalité :
les Français estiment à 66% que les évaluations, examens ou concours doivent être adaptés à leur handicap. Un désir de plus d’équité traduisant la compréhension de la nécessaire individualisation des réponses pédagogique, etc., aux besoins individuels de chaque élève.

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